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L'INCISSEUR

C'était des chirurgiens qui allaient de village en village offrir leurs services.

Dès le quatorzième siècle, on les rencontre parcourant les provinces, cheminant un bâton à la main par monts et par vaux, narguant les chirurgiens qu'il qualifiaient d'ignorants et, non sans raison, de poltrons.

Eux, les vrais précurseurs de nos chirurgiens actuels, rien ne les effraye, rien ne les étonne, rien ne les arrête. Le sac au dos, sac qui contient leur léger bagage et quelques grossiers instruments, ils tendent une main secourable à tous ceux qui souffrent. 

Le besoin de vivre est leur seul mobile et la hardiesse leur seul guide. Ils réduisent les hernies, abaissent les cataractes, extrayent, les pierres de la vessie, châtrent les animaux et les hommes, appliquent le trépan, incisent les fistules.

Ils osent tout, et le succès vient souvent couronner leur audace.

Ils devaient s'engager "de se vêtir avec décense, sans bigarrure ni rien qui ressente le charlatan"; De n'aller "point annoncer leur talent dans les rues, les places publique, les marchés, les foires, soit de vive voix, soit par des affiches". De n'entreprendre aucune opération sans être assisté d'un chirurgien. Celui-ci se bornait au rôle de témoin, regardait les bras croisés, et avant de partir tendait la main à l'inciseur qui devait lui verser une somme destinée à la confrérie de Saint Côme.

 

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En 1791, des maîtres en médecine firent aux barbiers un cours d'anatomie en langue vulgaire ; à ce moment la Faculté n'avait pas d'enseignement organisé. Les chirurgiens se plaignirent, d'autant plus que la langue française était interdite par l'Université.

 

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Les conditions de médecins étaient parmi les Goths bien triste & bien dangereuse, il était en même temps chirurgien & apothicaire. Ces hommes qui réunissent les 3 professions, & qui n'ont d'autre talent que l'impudence & la charlatanerie.

Cet homme à toutes mains, avant que d'entreprendre de guérir une maladie, convenait du prix avec le malade. Si le malade venait à mourir, le disciple d'Hippocrate perdait son salaire ; s'il lui arrivait d'estropier un homme libre en le saignant, il était condamné à lui payer cent sols d'or d'amende, (le sol valait 15 livres de France). Si un homme mourrait de quelque opération chirurgicale, le malheureux médecin était réduit à l'esclavage & livré aux parents du mort.

 

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10/12/2016
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