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1790 - RARE manuscrit, DICTIONNAIRE Royaliste

Nouveau DICTIONNAIRE François,

Manuscrit.jpgTrès RARE

MANUSCRIT, le SEUL exemplaire existant.

PAMPHLET en forme de DICTIONNAIRE, d'un Aristocrate Provençal CONTRE LA RÉVOLUTION DE 1789 et l'entourage de LOUIS XVI.

Dédié à l'Assemblée dite Nationale, Pour servir à l'Histoire de la Révolution de France.

à l'usage de toutes les Municipalités, les Milices Nationales et de tous les Patriotes, 

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Auteur : un Aristocrate.‎

Volumes : 1 volume in-4° 27x21, 74 feuillets reliés par une couture centrale pour former un cahier avec des marges tirées à l'encre rouge. 1 page de titre, 97 pages numérotées écrites à l'encre noire pour le texte du dictionnaire suivies de 8 pages de copies de lettres et d'extraits de discours et 20 feuillets non écrits.

Date : août 1790

Description : Dédié à l'Assemblée dite "Nationale", pour servir à l'Histoire de la Révolution de France. Et c'est la vérité, comme on dit, toute nue.

D'une imprimerie Aristocratique, et se trouve à Paris, Au Manège des Tuileries, au Club des Jacobins, à l'Hôtel de Ville, chez le Général Motier (La Fayette), chez les présidens de Districts, dans les Départemens, chez les quarante-quatre mille Maires. Prix, 6 liv.

Nouvelle édition (La seule)  Ce manuscrit sur papier vergé porte sur sa page de garde une annotation au crayon «d'Oraison» (d'éloquence), il proviendrait des archives de Mathieu Fulque, marquis d'Oraison royaliste très actif pendant la période révolutionnaire.

PAMPHLET en forme de dictionnaire, D'UN ARISTOCRATE PROVENÇAL CONTRE LA RÉVOLUTION DE 1789 ET L'ENTOURAGE DE LOUIS XVI.

En fin d'ouvrage une table alphabétique répertorie tous les articles du dictionnaire.

Voici présenté en exclusivité ce qu'on y lit, cela peut aider chacun à comprendre certaines situations ou aberrations qui ont perduré.

- «Avertissement de l'auteurAvertissementOK.jpgclic

 

- «Assemblée dite nationaleAssembléeDiteNationaleOK.jpgclic

 

- «Avocats :                             AvocatOK.jpgclic

 

- «Biens Ecclésiastiques:      BiensEcclésiastiquesOK.jpgclic

 

- «Calcul :                            CalculOK.jpgclic

 

- «Chasse:                             ChasseOK.jpgclic

 

- «Impôts :                          ImpôtsOK.jpgclic

 

- «Liberté:                              LibertéOK.jpgclic

                                                                   à suivre...
- «La Fayette: que de choses à dire sur ce personnage si célèbre! Une ambition sans borne l'a guidé dans toutes ses démarches il joue le grand homme, et il n'a rien de ce qui le constitue, point de caractère, un esprit très médiocre, peu de talents militaires, malgré les campagnes d'Amérique [...]»

- «Libelles: lorsqu'ils n'ont attaqué que le Roi, sa famille, la noblesse ou le clergé, ils ont été autorisés et même commandés par l'Assemblée dite Nationale. Aujourd'hui que quelques yeux sont désillés, que ce respectable Sénat est lui même en bute aux traits de la satyre, on prend des précautions pour qu'il ne circule que les libelles périodiques de Mercier, de Desmoulins, de Gorsas, de Tournon et de tous les autres coquins de la même trempe [...]»

- «Liberté: mot aussi à la mode que celui d'aristocrate et aussi mal entendu: les Français croyent avoir conquis la liberté, pendant qu'ils gémissent dans un esclavage mille fois plus affreux que celui qu'ils ont anéanti. Ils obéissaient à un Roi, ils obéissent à un essaim de despotes [...]»

- «Marseille: [...] Le conseil municipal a été présidé pendant six mois, par un Sieur d'André, député de l'assemblée, vendu au scélérat Mirabeau, qu'il ne quittait pas à Versailles. Ce commissaire du Roi, dont personne n'a vu les pouvoirs (qu'il n'avait peut être pas), s'est construit de la manière la plus louche [...] Revenons à Marseille qui aurait été pillée, saccagée, sans la présence de plusieurs régimens, dont elle ne peut que trop se louer, aussi la nouvelle municipalité qui a juré de surpasser en clémence toutes celles qui ont précédé, a t-elle employé tout son pouvoir à les éloigner [...] elle a congédié la Garde Nationale, approuvée par l'assemblée, composée de citoyens connus, pour y substituer une espèce de milice bourgeoise, distinguée par des Poufs, où l'on voit figurer en veste tous les gredins de la ville, commandés par des gens qui ne valent guère mieux. Le personnage le plus remarquable de cette troupe est Martin, fils d'André, ami intime de Mirabeau, qu'il flagorne pour rattraper l'argent qu'il lui a prêté [...]

Comme la liberté de la presse est pour tout le monde, j'ose me flatter que la municipalité qui a protégé le Brulot et autres infamies pareilles, protégera cette brochure en faveur de la vérité [...] Si mon dictionnaire parvient à ces inquisiteurs de la pensée, j'espère qu'ils voudront bien, s'ils savent lire, me faire la grâce de me bruler aussi, parce qu'il n'y a que la vérité qui offense [...] L'assassinat affreux de M. de Beausset, a démontré ce que je croyais, que la municipalité, le peuple de Marseille, sa milice et les soldats du régiment de Vexin, n'avaient de leçon à prendre de personne, en lâcheté, en scélératesse et en férocité [...]

- «Monsieur (l'ainé des frères du roi): Ce prince passe pour être fort instruit: je le veux bien, quoique j'ai de fortes raisons d'en douter. Mais à quoi sert l'instruction, si elle ne me donne pas les moyens de se conduire? Monsieur a joué dans la révolution le rôle d'un homme sans principes et sans énergie [...] garder la neutralité dans une circonstance pareille est une bassesse, son frère a montré beaucoup de caractère et si jamais nous l'avons pour roi, je ne doute pas qu'il ne relève le trône aujourd'hui renversé. Monsieur est décidément faux et gauche, sa démarche à l'hôtel de ville le prouve [...] Dieu nous garde de le voir jamais assis où était Louis XVI il y a un an. Le supplice de M.de Favras ce Prince aux yeux de bien des gens, et je suis du nombre [...]»

- «Passe-port : Autrefois que nous étions esclaves, nous parcourions librement toutes les parties du Royaume ; aujourd'hui que nous sommes parfaitement libres, il faut nous munir des passe-ports, les faire viser par des soldats citoyens qui savent à peine lire ; mais que la joie de se voir décorés d'un habit vert ou bleu, d'une cocarde d'arlequin, et d'un grand panache, empêche de sentir ce léger défaut

- «Révolution: ce mot présente une idée de renversement, de subversion, ce qui n'était assurément pas le voeu des provinces, qui sont bien la véritable nation. Les abus pouvaient être réformés sans une affreuse secousse, et l'édifice pouvait être réparé sans être détruit [...]»

- «Stael ( Baronne de ): excessivement laide, encore plus coquine, pétrie de ridicules et de prétentions à l'esprit, affectant un jargon inintelligible, en un mot, une créature insupportable. Elle s'humanise alternativement avec quatre ou cinq membres de l'assemblée il faut lui rendre justice: quoique fille d'un commis et d'une maitresse d'école, ses inclinations en amour sont fort relevées [...]»

- «Toulon: l'événement qui a eu lieu dans cette ville, sera à jamais mémorable: le chef et les officiers supérieurs du corps de la marine, trainés au cachot par une populace furieuse, les soldats laissant égorger leurs officiers à leur tête, ces mêmes officiers, gardés par la milice bourgeoise, auteur de tout ce désordre, les officiers municipaux refusant de faire proclamer la loi martiale, voila ce qui s'est passé à Toulon, le premier décembre 1789 [...]»

*

Voici transcrit l'avertissement de l'auteur qu'on y trouve en guise de préface :

Je suis Aristocrate & je m'en félicite, car à ce titre je prouve que je ne meurs pas de faim, & que j'ai le sens commun ; ce que les patriotes ou démagogues ne peuvent pas tous dire, à beaucoup près.

 

Ce petit Dictionnaire aura sûrement le malheur de déplaire à MM. les enragés de tous les Ordres de la capitale & des provinces : tant mieux ; je serais désolé qu'ils le trouvassent à leur gré : ce serait la plus cruelle satyre qu'on put en faire. Je ne désire que l'approbation des gens sensés, ennemis de tout esprit de parti, de ceux qui ont pesé de sang froid les maux et les avantages de la révolution ; mais je sais que cette classe de lecteurs n'aime pas les personnalités, les sarcasmes, les invectives : elle a raison : cependant on en trouvera souvent dans cet ouvrage : voici mon excuse.

 

Un Dictionnaire étant fait pour donner bien clairement l'explication des mots, que j'ai cherché à remplacer les épithètes de coquins, de scélérats, de monstres, par d'autres plus honnêtes : j'ai cherché vainement, la langue  ne m'a rien fourni  qui put être mis à la place : forcé d'appeller les choses  par leur nom, j'ai cru devoir dans un Dictionnaire, sacrifier la politesse à la vérité; Un seul article est resté en blanc ; les termes les plus forts étant encore fort au-dessous de ce que je sentais, j'ai voulu laisser à mes lecteurs la facilité de remplir eux-mêmes cet espace selon les sentiments dont ils seront animés pour ce chef-d'œuvre des cieux.

 

J'ai pensé que l'hommage de cet Opuscule était légitimement dû à l'Assemblée dite Nationale, à une autorité Suprême, qui commande le respect, elle joint ses connaissances si étendues, elle rassemble dans son sein toutes les lumières, que j'eusse été bien coupable de ne pas lui offrir de mes veilles, ce résultat de mes observations. Je la supplie seulement de me traiter avec autant d'indulgence qu'elle a traité la Milice Nationale de Toulon lors de la démolition des Forts.

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L'auteur termine ainsi dans la CONCLUSION de son dictionnaire

Comme il est infiniment plus aisé dans ce moment de dénoncer les gens que de leur répondre, je m'attends à être dénoncé et non à être combattu. Je méprise la dénonciation beaucoup moins que les dénonciateurs (...)

«Je n'ai rien écrit que je ne pense dans la sincérité de mon cœur, et si je garde l'anonyme, je crois en avoir donné des raisons assez plausibles. Lorsque Maupéou gouvernait despotiquement le royaume, les auteurs de vingt ouvrages contre ce chef de la magistrature et contre les autres ministres, se sont-ils nommés ? Ils avaient pourtant raison: or je suis dans le même cas: pourquoi serais-je moins prudent et plus inconsidéré qu'eux ? [...].» Après le manuscrit du dictionnaire on trouve de la même main une copie d'une lettre de Marat au Roi intitulée L'ami du peuple au père du peuple et une copie d'extraits des discours du 26 décembre 1789 devant l'assemblée générale de la Commune de Paris de Monsieur, frère du Roi et Bailly maire de Paris parus dans le Moniteur.

(d'autres extraits suivront)

Revolution1.jpg

***

A voir aussi la bonne vidéo de l'émission "C'est pas Sorcier" sur la Révolution Française de 1789. (←cliquez)

 

700-1400€

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



01/06/2015
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