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1767 - LA CHESNAYE DES BOIS - Dictionnaire HISTORIQUE - XVIII° siècle

Dictionnaire HISTORIQUE des mœurs,

usages et coutumes des FRANÇOIS

Auteur: LA CHESNAYE DES BOIS François Aubert de
Editeur: A Paris chez VINCENT
Volumes: 3 vol. in-8° (17x10,5 cm) 780+724+772 pp
Année: 1767

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Contenant aussi les établissements, fondations, époques, anecdotes, progrès dans les sciences et dans les arts, et les faits les plus remarquables et intéressants, arrivés depuis l'origine de la monarchie jusqu'à nos jours.

A Paris chez VINCENT. Reliure plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de caissons dorés, cloisonnés et fleuronnés, tranches rouges, pièces de titre rouge et de tomaison en maroquin vert. Ex-libris manuscrit "L'abbé Collignon, aumonier de Royal Cavalerie, le 28 avril 1778" (Barbier, I, 977).

 

ABBESSES : Ce sont les supérieures d'abbayes de filles. Elles ont le droit de porter la crosse. S Basile permettait, dans les petites règles, aux abbesses d'entendre, avec un prêtre, les confessions de leurs religieuses.

 

ACÉPHALE : Qui n'a point de chef. Ce nom a été donné à des hérétiques du cinquième siècle & aussi à des clercs qui ne vivaient pas sous la discipline écclésiastique de leur évêque, qu'ils devaient reconnaître comme leur chef.

 

ADULTERE : Ce péché qui se commet par des personnes mariées, contre la foi promise dans le mariage, ou par une personne non mariée, quand elle a commerce avec une autre qui est mariée, est presque aussi ancien que le monde. Le mot latin adulterare signifie corrompre, mêler, ajoûter à quelque chose, une matière étrangère, parce que le crime d'adultere mêle et confond les enfants & et les familles.

Sous la troisième race de nos rois, les femmes étaient rasées & enfermées pour toujours.

En France, l'adultere n'est point compris entre les crimes publics. Le mari seul en peut former l'accusation & en exercer la vengeance. Toute peine que l'on inflige à la femme surprise dans ce crime, & convaincue d'adultere, est de la priver de sa dot & de toutes ses pactions matrimoniales, & de la reléguer dans un monastère.

Quelquefois la femme était condamnée à être fouettée par les bourgs & villages & dans chaque endroit, les femmes exécutaient elles-mêmes la sentence pour venger l'injure faite à leur sexe.

En Angleterre, punissait l'adultere comme l'homicide : on envoyait les hommes en exil, & on coupait le nez & les oreilles aux femmes qui en seraient coupables. Chez les Visigoths, les biens de la femme & le complice étaient confisqués au profit de celui de la femme duquel il avait abusé.

En Espagne, on coupait à ceux qui étaient coupables d'adultere, les parties qui avaient été l'instrument de leur crime.

Avant que la religion chrétienne fut établie en Pologne, l'adultere & la fornication étaient punis d'une manière singulière. On amenait au pont du marché le coupable, & là on l'attachait avec un clou par la bourse des testicules ; on mettait un rasoir près de lui ; & on le laissait dans la malheureuse nécessité de se faire justice lui-même, ou de mourir dans cet état.

Enfin en Egypte, après que l'homme qui en était convaincu, avait reçu mille coup de fouet, on coupait le nez de la femme. 


AGAPETTES : Bien-aimées. On donnait ce nom dans l'ancienne église, à des vierges qui vivaient en communauté, ou qui s'associaient avec des ecclésiastiques, par un motif de pitié & de charité, Comme elles se consacraient au service de l'église, elles choisissaient leur demeure chez les ecclésiatiques, à qui elle rendaient tous les offices de charité conformes à la sainteté de leur ministère. Mais dans la suite elles dégénérèrent en libertinage... Les conciles contraignirent les prêtres à se séparer de ces femmes. Un prêtre nommé Léontius, offrit  de se mutiler pour anéantir toutes les raisons de soupçon, afin de conserver sa compagne.

 

 

 

 

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08/09/2014
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